Glossaire

Lymphocytes B

Il s’agit de cellules appartenant au système immunitaire qui protègent l’organisme contre les germes (bactéries ou virus) et qui fabriquent des protéines appelées anticorps. Les anticorps se lient aux germes et les marquent pour qu’ils soient détruits par d’autres composants du système immunitaire.

 

Lymphome non Hodgkinien (LNH)

Le lymphome non Hodgkinien (également connu sous le nom de lymphome) est un cancer qui touche les globules blancs appelés lymphocytes composant le système immunitaire. Le plus fréquent est celui atteignant les lymphocytes B (B-LNH)

 

Lymphome B diffus à grandes cellules (LBDGC)

Il s’agit d’un B-LNH qui croit très rapidement. Il s’agit du B-LNH le plus fréquent et répresente une pathologie très hétérogène. Il touche les adultes d’âge moyen ou avancé. Il se caractérise par des cellules cancéreuses de grande taille qui peuvent être localisées dans les ganglions lymphatiques ou les tissus extra-lymphatiques. Le traitement standard est une immuno-chimiothérapie, en général composée de quatre médicaments connus sous le nom de CHOP (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, prednisone) associée au rituximab, un anticorps monoclonal anti-CD20. Ce traitement, connu sous le nom de R-CHOP, s’administre en général par cycle toutes les 3 semaines.

 

Lymphome folliculaire (LF)

Il s’agit d’un B-LNH dit indolent (de croissance lente), le deuxième le plus fréquent après le LBDGC. Les cellules tumorales croissent en groupe pour former des nodules, d’où sa dénomination. La pathologie se caractérise par une bonne réponse initiale (en général la thérapie est R-CHOP comme pour le LBDGC) mais des rechutes surviennent fréquemment, qui, dans un tiers des cas, se transforment en lymphome agressif.

 

Lymphome du manteau (LM)

Il s’agit d’un B-LNH de faible incidence et de croissance rapide dans la majorité des cas. Il se présente chez l’adulte d’âge moyen ou avancé. Se caractérise par des cellules tumorales de petite à taille moyenne qui peuvent être localisées dans les ganglions lymphatiques, la rate, la moelle osseuse, la sang et l’appareil digestif. Les traitements actuels incluent la chimio-immunothérapie en première ligne et les nouvelles thérapies dirigées en seconde ligne.

 

Leucémie lymphoïde chronique (LLC-B)

Il s’agit d’un type de syndrôme lymphoprolifératif chronique de lymphocytes B avec une phase leucémique, c’est à dire retrouvée essentiellement dans le sang, mais peut également être localisée dans la moelle osseuse et les organes du système lymphatique. La LLC-B est la leucémie la plus fréquente dans les pays occidentaux (20-40% de toutes les leucémies) et affecte les personnes de plus de 60 ans, c'est une maladie hétérogène. En général, les personnes atteintes ne présentent pas de symptômes pendant plusieurs années, tandis que pour d'autres la maladie est plus agressive.

 

Immunothérapie

Il s’agit d’une thérapie biologique qui stimule le système immunitaire afin qu’il combatte les cellules cancéreuses. Les molécules actives impliquées en immunothérapie sont appelées immunomodulateurs.

 

Cultures en 3-D

Il s’agit de cultures cellulaires en 3-D dans un environnement créé artificiellement afin de favoriser la croissance et les interactions en trois dimensions. Il s’agit là d’une amélioration importante du système de culture classique en suspension (2D) car les cultures en 3-D récapitulent les modèles in vivo. Ces cultures sont en général réalisées dans des bioréacteurs, des petites capsules dans lesquelles les cellules poussent sous forme de sphéroïdes ou de colonies 3-D.

 

Organoïdes

Ce sont des structures tri-dimensionnelles d’environ 1 millimètre formées par des cellules qui se distribuent comme un organe ou un tissu.

 

NGS- Séquençage de Deuxième génération

Le concept de NGS sert pour englober toutes les technologies destinées à réaliser du séquençage à haut débit de n’importe quel acide nucléique.

 

Adénosine

Il s’agit d’un nucléoside se composant d’adénine et de d-ribose. L’adénosine est une molécule de signalisation utilisée par le corps pour limiter l’inflammation et la réponse immune. De nombreux types de tumeurs produisent et maintiennent des niveaux élevés d’adénosine dans le microenvironnement tumoral. L’adénosine empêche le système immunitaire d’attaquer les tumerus par deux manières : (1) par le blocage de l’activation et de l’efficacité des cellules immunitaires qui ont la capacité de détruire les cellules tumorales et (2) par l’augmentation du nombre de cellules T régulatrices (T-regs) qui agissent pour éviter que les cellules immunes répondent contre le cancer. Au fur et à mesure que les cellules tumorales évoluent et forment des masses tumorales, elles utilisent des systèmes pour éviter d’être attaquées par le système immunitaire et promouvoir leur propre survie.

L’adénosine produite par les cellules tumorales interagit avec les récepteurs de l’adénosine exprimés à la surface des cellules immunitaires infiltrées. Un des types de récepteur de l’adénosine, A2aR, est exprimé sur des nombreuses cellules du système immunitaire, incluant les cellules T, NK, macrophages et cellules dendritiques. La liaison de l’adénosine au récepteur A2aR conduit à l’atténuation de la capacité des cellules immunitaires à attaquer les cellules tumorales. Un nombre significatif de données scientifiques indique que cibler l’axe adénosine-A2aR peut promouvoir des réponses anti-tumorales conduisant à la régression de la tumeur.

 

Récepteurs de l’adénosine

L’adénosine réalisé ses effets biologiques à travers quatre sous-types de récepteurs : A1, A2A, A2B, et A3. A1 et A2A sont des récepteurs de haute affinité pour l’adénosine alors que A2B et A3 ont une affinité moindre. Ces récepteurs appartiennent à la superfamille des récepteurs couplés aux protéines G (GPCR).

Les récepteurs A1 et A3 sont couplés aux protéines G inhibitrices Gi/o, alors que A2A et A2B sont couplés aux protéines G stimulatrices Gs/olf. Ainsi, l’activation des récepteurs A2A et A2B augmentent la production d’AMP cyclique suite à l’activation de la protéine kinase A (PKA) et la phosphorylation de la protéine CREB. Au contraire, l’activation des récepteurs A1 et A3 inhibe la production d’AMPc et diminue l’activité de la PKB et la phosphorylation de CREB.

 

Inhibiteurs de point de contrôle immunitaire

Le maintien de l’homéostasie (équilibre) immunitaire est critique pour la survie de l’organisme. Les réponses immunes non contrôlées à des pathogènes ou à des auto-antigènes mutés ou surexprimés peuvent induire de l’inflammation ou des maladie auto-immunes. Afin d’éviter ces processus, la réponse immunitaire est régulée par un équilibre entre des signaux activateurs et inhibiteurs, appelés points de contrôles immunitaires (e.g PD-1, CTL-4). Il est connu que les tumeurs détournent ces systèmes pour devenir invisibles vis-à-vis du système immunitaire. Les nouvelles thérapies anti-cancéreuses bloquent ces points de contrôle pour rendre visibles les tumeurs afin que le système immunitaire les reconnaisse et les éradique.

 

SPIM

Selective Plane illumination Microscopy, est un microscope à feuille de lumière qui a été optimisé pour visualiser des spécimens (organes, tissus…) par sectionnement optique rapide, en 3-D et en profondeur. Ainsi, il est possible d’imager dans leur intégralité et rapidement en réduisant les phénomènes de photo-blanchiment des échantillons allant jusqu’à 1mm (dans le cas du macro-SPIM).

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